Le groupe Partouche vient de frapper un gros coup pour gérer de nouveau le casino de Bandol et va mettre 20 millions d'euros sur la table. On est bien loin de l'image que donnait le groupe lors de l'émission diffusée sur France 2, Complément d'Enquête. En effet, on voyait dans ce reportage Patrick Partouche dans son casino "état major" du Palm Beach et les allées des machines à sous étaient désertes et le casino avait même mis en place une distraction d' "astrologie" pour attirer des joueurs. En vain. Ce reportage montrait à quel point le milieu du jeu était durement frappé par la crise économique qui sévit dans le monde et faisait un zoom sur l'activité du casino en ligne en plein essor.
Le groupe Partouche ne compte pas se laisser abattre et fait figure de battant en renouvellant la licence d'exploitation du casino de Bandol. Ainsi, le premier groupe de casinos de France a signé une nouvelle délégation de service publique au casino de Bandol et va construire un bâtiment flambant neuf financé à 100% par Partouche en injectant pour ce fabuleux projet vingt millions d'euros. Le nouveau casino s'étendra sur une superficie de 5000 mètres carrés et il y en aura pour tous les goûts. Les amateurs de jeux auront le choix entre jouer aux machines à sous dernière génération, jouer au jeux de casinos comme les jeux de cartes ou de tables à savoir le baccarat, roulette, blackjack, boule 2000, stud poker ou encore le jeu phare du texas hold'em poker. Pour ceux qui voudront déjeuner ou dîner, un restaurant sera ouvert pour les amateurs de bonne gastronomie et ceux qui voudront assister à un spectacle seront ravis. Pas moins de 13 spectacles seront organisés par le casino chaque année et des chanteurs, humoristes ou autre pièce de théâtre pourront venir monter sur les planches de la salle prévue à cet effet. Le casino de Bandol va contribuer sur le plan financier aux événements organisés par la communes à hauteur de 150 000 euros.
Le point important abordé entre la commune et le groupe Partouche est l'augmentation du taux de prélèvement qui est passé de 12% à 15%. La commune pense pouvoir engranger 300 000 euros de recettes supplémentaires chaque année mais il se pourrait bien que cette estimation soit eronnée du fait que le produit brut des jeux devrait être réduit pour cause de crise. En effet, la crise actuelle freine les joueurs à se rendre dans un établissement de jeu et l'heure est plutôt à la prudence. Les joueurs qui se rendent dans un casino ont changé de comportement et jouent de manière plus mesuré, à faible budget. La commune a tenu à augmenter ce taux pour être sûr qu'elle recevra le maximum de recettes possible car le taux maximum imposé par la loi est de 15%. Un hôtel trois étoiles de 100 chambres va attirer des touristes et donc permettre de remplir le complexe de jeu et l'appel d'offres a été lancé. Dans le domaine de l'emploi, le casino ne sera pas créateur d'emploi et va conserver ses 106 personnes. En revanche, l'hôtel devrait permettre de créer quelques emplois.
Un autre hôtel plus luxueux de 4 ou 5 étoiles est à l'étude et pourrait être construit sur le terrain de l'actuel casino mais il ne verra pas le jour avant trois ans. Le groupe Partouche a deux ans et demi pour construire ce complexe de jeux et montre une fois de plus que rien ne fait peur à son légendaire "patron" Patrick Partouche. Pas même la crise.
Si il y a bien un coin dans le monde qui attire des joueurs fortunés qui n'hésitent pas à dépenser des milliers d'euros par jeton, c'est bien dans les casinos de Monaco. En effet, le Rocher attire de grandes fortunes qui débarquent en Porsche, Ferrari dernier modèle, Aston Martin et autre bolide à faire palir de nombreuses personnes au chômage en cette période de crise économique. Les casinos monégasques donnent également le tournis à quelques personnes travaillant dans ses enceintes. En effet, alors que la sécurité est toujours plus renforcée dans les complexes de jeu pour déjouer toutes tentatives de hold up ou de casse à la manière d'"Ocean Eleven", les casinos feraient mieux de dissuader ses propres croupiers.
La société des Bains de Mer (SBM) est le premier employeur du Rocher et se trouve à la tête de cinq casinos de la Principauté : Casino de Monte-Carlo, Casino du Café de Paris, Sun Casino, Bay Casino et Casino d'été. Pas plus tard que le 31 décembre 2008, le sous directeur du baccarat du casino de Monte-Carlo a essayé de se faire la belle avec les 5 000 euros en espèces qui se trouvaient sur la table de baccarat. Pensant que son vol passerait inapercu, le croupier a été retenu par d'autres membres du personnel qui ont assisté à sa manipulation frauduleuse. Bien que l'argent ne se trouvait pas sur lui, le croupier sera jugé le 26 mai 2009 au tribunal correctionnel pour tentative de vol.
Ce genre de pratique n'est pas un cas isolé dans un casino de la Société des Bains de Mer. En effet, le 18 août 2008, au casino Café de Paris, le sous directeur du casino a volé de nombreux jetons de 500 euros chacun et 15 000 euros en jetons sont partis dans ses poches. Cadre supérieur dans l'établissement de jeu, ce quinquagénaire n'avait pas de souci financier mais gâtait deux protstitués qui, en contrepartie, le gâtaient d'une autre manière. Ces deux prostitués ont avoué avoir perdu leurs jetons dans les jeux de casinos que le pit boss leur avait gentillement offert à l'insu de sa femme. Arrêté pour ses nombreux vols de jetons, le sous directeur a croupi en cellule plusieurs semaines avant d'être remis en liberté. Son affaire sera jugé le 26 mai 2009 également.
La troisième affaire date du 27 mars 2007 dans laquelle un croupier du Sun casino a volé des jetons. On ne sait pas exactement le montant du butin qui serait estimé à moins de 10 000 euros. Ce croupier ira s'asseoir sur le banc des accusés et pourra faire connaissance des deux autres compères jugés pour tentative de vol et pour vol. Ils devront s'expliquer devant Monsieurlejuge et la SBM continuera de traquer son personnel des éventuels gestes mal intentionnés.
Une information concernant l'ouverture d'un casino aux portes de Paris a créé une polémique dans le milieu du jeu et toute la presse écrite s'est empressée à relayer l'information. Il faut revenir à la semaine dernière pour comprendre ce qui s'est passé. Le maire de Paris, Bertrand Delanoe, aurait rencontré le maire de Neuilly pour discuter de la probable ouverture d'un casino au nord de la porte de Billancourt. Ce projet serait le premier casino à ouvrir dans Paris, presque intramuros, bien plus proche de Paris que le casino d'Enghien-les-Bains. Le premier casino de France est situé à Enghien-les-Bains et il appartient au groupe Barrière. Le produit brut des jeux de ce casino terrestre devance de très loin le second casino de France géré par le groupe Partouche, le Pasino d'Aix-en-Provence. Les négociations secrètes entre les 2 maires ont été mis au grand jour par la presse dont les principaux intervenants ont vite démentis tout projet d'ouverture de casino à Paris.
La ville de Paris propose de nombreux cercles de poker comme l'Aviation Club de France (ACF) situé en plein coeur des Champs-Elysées dont le jeu maître est le texas hold'em poker. Ouvert de jour comme de nuit non stop, l'ACF accueille chaque année des milliers d'afficionados de poker dont les grands noms se donnent rendez-vous pour des longues parties. Pourtant, Paris n'a aucun casino dans sa ville et il faut se rendre au nord de Paris dans sa grande banlieue pour jouer aux jeux de machines à sous, baccarat, roulette, boule 200, video poker ou encore de black jack. Le casino le plus proche est le casino d'Enghien-les-Bains et les parisiens et les joueurs des environs viennent en masse dans ce haut lieu du jeu. Ce casino n'a pas été épargné par la crise et le PBJ a chuté comnme l'ensemble de la profession. L'établissement de jeu n'avait pas d'autres choix que de se plier aux exigences des joueurs qui en veulent pour leur argent. Ainsi, la direction a décidé de paramétrer ses machines à sous en diminuant la mise minimum et en la faisant passer à 2 centimes d'euros. Comme son homologue de Deauville, les casinos sont à la diet et s'adaptent aux demandes des joueurs. En effet, les joueurs ont un budget limité et prennent d'assaut les machines à faibles mises afin de passer plus de temps devant une machines à sous. Il en est de même dans les jeux de poker ou les tables a 1 et 2 euros font salles combles contrairement aux mises de 100 euros. Le comportement des joueurs a été façonné par la crise qui ne leur donne pas trop le choix: diminuer drastiquement le budget loisir ou bien éviter de se rendre dans un casino. De nombreux joueurs continuent de se rendre dans un complexe de jeu mais en misant moins sur des jeux à faibles enjeux. Ainsi, les joueurs misant sur des bandits manchots à 1 ou 2 centime d'euro peuvent remporter des mises de plusieurs centaines voire milliers d'euros mais aucune chance de décrocher un jackpot progressif de plusieurs millions d'euros.
La crise économique a porté un dur coup au monde du divertissement et certains casinos n'hésitent pas à aborder le sujet de fermeture d'établissements si la crise continue à peser sur le portefeuille des joueurs. Patrick Partouche exige que les mairies et l'Etat diminue le taux de prélèvement afin de ne pas licencier son personnel. Même son de cloche des groupes Barrière, Tranchant, Joacasino ou encore Cogit qui espèrent que l'Etat fera un pas dans leur direction en allégeant les taxes insupportables en période de crise. D'ailleurs, le casino de Divonne-les-Bains risque de fermer si, d'ici le mois d'avril, le maire ne baisse pas les taxes. En effet, le groupe Partouche qui gère le casino a lancé un ultimatum au maire lui demandant de baisser les taxes de 15% à 5%. Le maire refuse cette injonction et le menace à son tour de construire un autre casino sur les bords du lac Leman. La crise a fait monter l'adrénaline entre les groupes de casinos et les collectivités dont parfois les relations sont houleuses.
La ville de Montreux est connue pour son festival de jazz qui accueille chaque année des milliers de personnes venant des quatres coins du monde pour écouter les meilleurs groupes. Du 3 au 18 juillet 2009, Montreux sera la capitale du jazz mondial et de grands noms sont venus l'année dernière comme Al Jarreau, Alicia Keys, Deep Purple et bien d'autres stars de la chanson (voir liste des groupes du Festival de jazz de Montreux) .
Pourtant, la ville de Montreux accueille également le premier casino de Suisse appartenant au groupe français Barrière. En effet, le casino Barrière de Montreux se réjouit d'être le plus grand casino helvétique avec un chiffre d'affaires de 85 millions d'euros soit une progression de 5,7%. Le jeu préféré des joueurs suisses, la machine à sous, a à elle seule rapporté plus de 71 millions d'euros et représente plus des deux tiers du produit brut des jeux. Cette engouement du bandit manchot s'est traduit par une hausse de 5% du taux de fréquentation. L'année 2008 fut une excellente année pour l'établissement de jeu contrairement aux casinos de France du même groupe qui ont souffert de la crise économique. D'ailleurs, l'année 2009 s'annonce difficile pour ce casino de Montreux avec l'apparition de la crise qui commence à se faire ressentir ainsi que la loi antitabac qui sera effective cette année. Les complexes de jeu en France ont eprouvé une très dure année 2008 que n'ont pas vraiment connus leurs confrères suisses. Cette année devrait mettre sur un même pied d'égalité les casinos des deux pays puisque la tempête financière va affecter les établissements helvétiques ainsi que la région vaudoise qui va imposer l'interdiction de fumer dans les lieux publics.
Le casino de Montreux est un énorme établissement de jeu avec ses 380 machines à sous commençant à un centime et allant jusqu'à 20 Francs Suisses. De nombreuses tables de jeux sont proposées dans l'espace principal dont 7 tables de Black Jack, 6 tables de Roulettes Anglaises, une table de Roulette Française et une table de Stud Poker. Dans le Salon Panoramique des Jeux , neuf tables attendent les amoureux de jeux traditionnels: 2 Roulettes Anglaises, 2 Black Jack, 1 Stud Poker, 4 tables de texas Hold'em Poker. De plus, trois restaurants et deux bars ont connu des taux de fréquentation exceptionnel en 2008 et ont servi plus de 140 000 couverts! Des salons de séminaires et de banquets ont également fait le plein l'an passé et ont permis d'augmenter le chiffre d'affaires total du casino.
Le monde de l'audiovisuel connaît des changements depuis la prise de pouvoir de Nicolas Sarkozy à la présidence. France 2 commence désormais ses programmes à 20h35 précises et les téléspectateurs n'ont plus de "pauses pipi" durant les programmes faute de suppression de publicités jusqu'à 6 heures du matin. Les recettes publicitaires ne sont pas constantes et les chaînes de télévision doivent sans arrêt penser à d'autres secteurs d'activités pour engranger des recettes. Ainsi, la première chaîne française a décidé de lancer son propre casino en ligne tout comme M6. Serendipity, fonds d'investissement de Bouygues et Pinault, s'est associé à Eurosport, filiale de TF1. La première chaîne française appartient au groupe Bouygues dont les liens avec le chef de l'Etat sont très forts au même titre que la famillie Bolloré. TF1 va donc lancer son propre casino virtuel cette année en s'acquittant de la licence européenne d'Alderney. En effet, sachant que la licence française ne sera pas disponible avant la fin de l'année 2009 voire début 2010, TF1 compte proposer ses services de casino en Europe grâce à la licence de l'ile anglo-normande. TF1 n'a pas caché ses objectifs de s'emparer d'une grosse part du gâteau du jeu en ligne en venant concurrencer directement des grands acteurs du marché comme Bwin, Party Gaming ou encore BetClic. Le marché du jeu sur la Toile est estimé à plusieurs milliards d'euros de revenus et attise les appétits des grands groupes à la recherche de recettes supplémentaires. Aujourd'hui, seuls le PMU et la Française des Jeux sont aux yeux de la loi légaux et des casinos en ligne, sites de paris sportifs ou poker virtuel sont jugés comme étant illégaux. Ainsi, le site de jeux en ligne du groupe Partouche est considéré comme étant illégal et aucune action juridique n'a été à ce jour décidé contre lui. Des casinos en dur, comme celui de Gujan-Mestras, se sont indignés contre ce pied de nez du premier groupe de casinos en France contre l'Etat en lançant ses sites de jeu en ligne en version payante.
La sixième chaîne de télévision de France est en pourparler avec le groupe Partouche pour entrer dans le capital de la filiale du groupe interactive. Ainsi, la chaîne de Nicolas de Tavernost devrait prochainement proposer son casino en ligne pour le plus grand bonheur des joueurs français qui sont toujours plus nombreux à jouer sur Internet. Les casinos terrestres sont victimes des casinos sur la Toile qui a une part de responsabilité de la baisse de fréquentation. La crise financière est la principale conséquence de la chute du produit brut des jeux des casinos de l'hexagone et l'interdiction de fumer occupe une part de responsabilité bien moindre.