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Voici l’inscription qui figure sur la grande affiche qui trône entre la Chine et la Birmanie dans le sentier ou se faufilent les chinois qui se rendent dans les casinos, avant la douane de Pangwan (Birmanie) vers le Myanmar (ancienne Union de Birmanie) « Les contrevenants seront punis de peine de trois ans de prison et les fonctionnaires subiront des sanctions disciplinaires ». La couleur concernant le crime organisé est annoncée dès l’arrivée sur les lieux, mais malgré cette annonce des gangs locaux prennent le contrôle de la situation. L’entrée de la Birmanie s’effectue sous la férule de la New Demecratic Army-Kachin (NDA-K).
Les casinos sont interdits en Chine excepté dans l’ancienne colonie portugaise, et depuis quelques années des maisons de jeux se sont crées dans les pays frontaliers de Birmanie, du Laos et du Vietnam.
Pangwa est un patelin habité par des commerçants chinois et peuplé de Kachin. Les combattants indépendantistes de l’ethnie Kachin franchissent allègrement les barbelés des frontières. La ville est gardée par des guérilleros en tenue de camouflage. Ils arpentent les rues, fusil-mitrailleur à l’épaule. Les zones frontalières situés plus au sud de Pangwa sont contrôlées par des groupes d’ex-insurgés, et les casinos clandestins se sont crées de partout depuis plus de huit années, ils sont contrôlés par des mafieux de Chine qui arrosent garde-frontières et fonctionnaires chinois tout en versant une somme à la guérilla. Les casinos sont ouverts jours et nuits, ils fourmillent de contrôleurs portant un badge avec photo. Leur clientèle est principalement chinoise. Les tables de jeu ressemblent au black-jack et le client joue des numéros contre la banque.
La corruption est partout présente et elle entraine une décadence morale incroyable, la réalité est terrifiante. Les joueurs qui ne sont plus capables de rembourser les sommes empruntées aux casinos se voient infliger un traitement particulier. Certains se sont fait assassinés par la mafia des casinos parce qu’ils avaient dit vouloir dénoncer les patrons de casinos aux autorités chinoises. D’autres encore, des jeunes chinois sont kidnappés et sont libérés contre une rançon. Les responsables de la KIA (Kachin Independant Army) nient toute implication avec les kidnappings, mais le jeu repose sur des casinos qui versent des sommes aux guérilleros, aux gardes-frontières et aux fonctionnaires des frontières.
Tags : casinos chine mafia
08:20 - 15/5/2009 - Commentaires (0) -
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